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Le Visa Vacances-Travail

Cet article propose un condensé de toutes les informations que vous pourriez trouver sur internet en cherchant un peu, que ce soit sur les sites officiels ou sur des blogs et sites de voyageurs, mêlés à mon expérience personnelle.

Qu’est-ce que le Visa Vacances-Travail ?

Le Visa Vacances-Travail (VVT) porte plusieurs noms et abréviations : Programme Vacances-Travail (PVT), Working Holiday Visa (WHV)… Tout ça pour une seule chose : séjourner un an dans un pays étranger !

Il faut tout d’abord savoir qu’il n’est généralement pas possible d’y poursuivre des études avec pour seul visa celui du vacances-travail. Si vous voulez étudier dans un pays étranger, il faut viser les visas d’étude. Le VVT vise vraiment le tourisme et même si le travail y est est autorisé il faut comprendre ça comme un simple moyen de subvenir à ses besoins sur place plutôt que comme une opportunité de carrière à l’étranger. Ainsi, il y a également des restrictions dans les emplois qu’on peut exercer.

Quels sont les pays accessibles ?

Les restrictions et les conditions requises varient d’un pays à l’autre, mais on retrouve globalement le même schéma pour chaque pays. La durée du séjour est limitée à un an (6 mois pour Singapour), parfois renouvelables, les candidats doivent avoir entre 18 et 30 ans (35 ans maximum pour le Canada), et on vous demandera de justifier la possession d’une certaine somme d’argent. Il vous sera également demandé votre casier judiciaire, des formulaires à remplir, etc… et de souscrire à une assurance santé. Le visa se trouvera sur votre passeport (du moins pour le Japon) et vous disposerez d’un an pour vous rendre dans le pays. Aussi, certains d’entre eux sont moins accessibles que d’autres.

L’Australie

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Le visa coûte 241€ et on vous demandera de justifier 3500€ ainsi qu’un billet de retour ou au moins les fonds nécessaires pour l’acheter. Le nombre de places est illimité et il est possible de faire la demande par courrier et par internet. Il est possible de renouveler le visa pour un an en ayant travaillé au moins 3 mois dans des fermes ou des exploitations agricoles mais aussi sur des sites touchés par des catastrophes naturelles.

Aucune restriction d’emploi à signaler. Concernant les études, il est possible d’y suivre des cours d’anglais pendant 4 mois.

Le Canada

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Seul pays à avoir monté sa fourchette d’âge jusqu’à 35 ans (pour les français uniquement), le visa coûte 110€ et demande une justification de 2300€. Il est possible de poser sa candidature à partir de chaque automne (les dates précisent se trouvent sur internet dès qu’elles sont communiquées) et le nombre de places est limité. Il ne faut pas traîner car elles peuvent partir très vite ! En effet, 6750 places pour 40,000 demandes lors des sessions pour 2014. Il faut envoyer un dossier assez rempli par courrier. Il est possible de renouveler le visa pour les ressortissants français uniquement en choisissant une de ces trois options:

  • Effectuer un stage, 12 mois maximum
  • Obtenir un CDD, 18 mois maximum
  • Un travail d’été pour les étudiants seulement, 3 mois maximum entre le 1er mai et le 30 septembre

Il n’y a pas de restriction d’emplois et il est possible de prendre 6 mois de cours maximum tant qu’ils n’entrent pas dans un cursus universitaire.

La Nouvelle-Zélande

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La fourchette d’âge est monté jusqu’à 35 ans pour les canadiens seulement.  Le visa coûte 90€ et demande de justifier 2500€ ainsi qu’un billet de retour ou bien les fonds nécessaires pour l’acheter. Le nombre de places est illimité et la demande se fait par internet. Il est possible de renouveler pour 3 mois si l’on a travaillé 3 mois minimum dans l’horticulture ou la viticulture et en repayant 90€.

Il n’y a pas de restriction d’emploi et les études sont limitées à 3 mois.

Singapour

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La fourchette d’âge est ici abaissée à 17 ans, en restant à 25 ans pour le maximum. Le visa coûte 74€ et demande de justifier des fonds également, mais aucune somme n’est précisée. En revanche, il est requis d’être étudiant ou diplômé d’une des universités ou institutions apparaissant dans les top 200 de ces trois listes : première liste, deuxième et troisième. Il y également un quota de 2000 personnes par an, toutes nationalités confondues. La demande se fait par e-mail, en anglais. Le renouvellement est apparemment impossible.

Il n’y a pas de restriction d’emploi et apparemment pas de restriction d’études non plus.

Le Japon

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Le visa est gratuit et une justification de 4500€, ou bien 3100€ + le billet de retour, est exigée. Il est impossible de faire la demande par internet, il faut se déplacer à l’Ambassade du Japon ou à un consulat. Attention, l’endroit où vous devez faire la demande dépend de la zone à laquelle votre habitation est affiliée. Tout français vivant dans le Nord et l’Ouest devra aller à Paris alors que les autres régions de la France devront se rendre à un Consulat comme l’indique cette carte. C’est la même chose pour les canadiens. Il n’y a pas de quota et il est apparemment impossible de renouveler le visa.

La restriction d’emploi concerne les emplois atteignant aux mœurs comme les bars à hôtesse. Une autre particularité du Japon est leur contrôle plus accru de l’immigration. En effet, 90 jours après être arrivé en sol nippon il faut s’inscrire en tant que visiteur étranger dans un bureau local du gouvernement. De plus, il est impossible de ré-rentrer dans le pays après l’avoir quitté avant le terme du visa sans avoir au préalable fait la demande d’un Re-entry Permit au bureau du service de l’immigration.

La Corée du Sud

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Le visa est également gratuit et demande une justification de 2500€ en plus du billet de retour ou bien les fonds nécessaires pour l’acheter. La procédure consiste en la constitution d’un dossier complet à envoyer par courrier ou en personne à l’ambassade à Paris. Attention, il n’y a que 2000 places par an !

C’est sans doute en Corée du Sud que la restriction d’emploi y est la plus grande. En effet, il y est interdit d’exercer des emplois comme dans les bars à hôtesse (comme le Japon), mais il est également impossible d’y enseigner des langues ou d’y faire danseur, chanteur, musicien, acrobate, médecin, avocat, professeur, pilote, journaliste, chercheur, enseignant de technologie ou même d’exercer des activités religieuses. Tous ces métiers demandent des qualifications imposées par la Corée ou alors un type de visa différent, et les canadiens ne peuvent garder le même employeur plus de trois mois. Il est également impossible d’y suivre des études, sauf les cours de la langue coréenne. Il est impossible de renouveler le visa.

L’Argentine

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Le visa est sans frais et demande une justification de 2500€.  Il faut constituer un dossier (traduit de façon officielle en espagnol) et se rendre au consulat après avoir été invoqué si jamais le dossier a été accepté. Il n’y a que 500 places par an et il faut se rendre en Argentine dans les 3 mois suivant l’obtention du visa.

Il n’y a aucune information concernant les emplois et les études. Le visa n’est pas renouvelable.

Hong-Kong

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Le visa coûte environ 15€ si on fait la demande à Hong-Kong et 33€ si on la fait en France. Une justification de 2500€ est nécessaire. Il faut constituer un dossier (ce site explique très bien la procédure) et l’envoyer directement à Honk-Kong ou bien à l’ambassade ou un des consulats en France. Il y a un quota de 200 personnes par an pour les français. Ce visa est encore très jeune (actif depuis juillet 2013) et il est possible que la démarche soit un peu lente si l’on s’adresse aux services en France. Une des conditions exigées sur le papier est l’assurance maternité pour les femmes, hélas c’est une assurance qui n’existe presque pas. Cependant, quelques témoignages sur internet affirment que des personnes ont pu obtenir le visa sans souscrire à de telles assurances. Une fois le visa obtenu, il faut être sur place dans les trois mois suivant l’obtention.

Il est impossible d’y faire des études prolongées tout comme il n’est pas possible de travailler pour le même employeur au-delà de plusieurs mois. Il n’y a pour le moment pas de chiffres précis, le visa étant encore récent. Le visa n’est pas renouvelable.

La Russie

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Le visa vacances-travail pour ce pays est sans doute le moins connu et un des plus compliqués à obtenir. En effet, il y a très peu d’informations et les démarches sont assez lourdes. Pour un bon aperçu des démarches à effectuer, lire cet article. Surtout, le visa est donné beaucoup moins facilement que les autres et il n’y a que 500 places par an. Il est cependant gratuit et aucune justification financière n’est demandée. Le visa ne dure que 4 mois mais il est possible de rester jusqu’à un an maximum en trouvant un employeur sur place. Il n’est apparemment pas renouvelable.

Il n’y a pas d’informations sur les études et les emplois.

Taiwan

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Il n’est hélas pas encore ouvert aux français, seuls les belges y ont accès. Le visa coûte environ 80€ et il faut justifier avoir 2500€ en plus du billet d’aller-retour ou la preuve d’avoir les fonds pour en acheter un. Il faut se rendre en personne au Taipei Representative Office à Bruxelles afin d’y déposer le dossier.

Il est impossible de travailler plus de 6 mois pour le même employeur et les cours de langues sont limités à 6 mois.

Le Brésil

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Un accord s’est effectué entre le Brésil et la France en 2013, mais la mise en application ne s’est pas encore faite. Patience, donc.

Il faudra s’inscrire sur le registre de la Police fédérale dans les 30 jours suivant l’arrivée au Brésil. Pour y travailler, il faudra faire la demande d’un livret de travail auprès du Ministère du Travail. Le quota sera de 500 par an. Il n’y a pas encore d’informations quant à son prix et à la somme à justifier lors de la demande de visa.

Conclusion

Avant de se lancer dans les procédures d’un visa vacances-travail, il est important d’effectuer les recherches nécessaires pour être préparé en passant un nombre incalculable d’heures derrière son écran d’ordinateur ! Internet est un outil formidable pour cette tâche et n’hésitez donc pas à vous en servir pour trouver toutes les informations utiles et vitales. Vous y trouverez plusieurs témoignages des « pvtistes », notamment sur ce site.

Il est très important de négliger aucun détail lors de vos recherches et d’être sûr que votre dossier est complet, surtout si vous vous déplacez. Soyez également sûr d’être intéressé et que vous appréciez la culture et la langue du pays où vous allez : entre un mois de vacances et un an, il y a une différence ! À moins d’être totalement sûr de vous, il est généralement conseillé d’avoir passé quelques semaines de vacances dans le pays pour lequel vous voulez obtenir un visa.

Si vous avez des questions concernant le visa vacances-travail, des suggestions pour améliorer cet article ou bien des expériences et témoignages de vos aventures à l’étranger en rapport avec ce visa, n’hésitez pas à laisser un commentaire. Sur ce, bon voyage !

Crédits photo : pixabay.com

      

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Rémi

Le Geekounet, né en 1991, se propulse dans la culture geek dès son enfance avec la saga des Final Fantasy et des Pokémon pour ensuite poursuivre son envolée dans les jeux en ligne avec Warcraft et le reste de la panoplie Blizzard. La suite du voyage consiste en mises à jours vidéo-ludique et culturelles en sol nippon sans oublier le gain d’expérience en tant qu’enseignant en langue, ce qui est la quête finale du Geekounet.

Phrase favorite : « Nipponie, nous voici ! »

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